22/03/2008 l’arrivée à Colombo

Arrivée à Colombo à 04h40 heure locale. Le décalage avec la France est de 04h30. La température dans l’aérogare semble avoisiner les 25°C. Les formalités de douanes prennent un peu de temps ; à cette heure matinale il y a peu de fonctionnaires aux guichets. Mon passeport ne passe pas au lecteur optique…petit moment de doute, après plusieurs essais, le douanier décide de saisir les infos au clavier. Un bip rassurant, je peux passer le contrôle. Nous récupérons nos bagages et poursuivons vers la sortie où j’aperçois une pancarte « Mr Vanlerberghe » tenue par notre chauffeur/guide. Les présentations sont courtes, il s’appelle Srath (prononcé Sarat en faisant rouler le R). Notre chariot de bagages est happé par un porteur de l’aéroport. C’est l’occasion d’une première négociation car nous n’avons pas encore de monnaie locale et je ne veux pas lâcher mes dollars trop facilement. Nous lâchons une pièce d’un euro et s’est encore l’occasion de discussions car les pièces ne sont pas négociables en banque. Lydie accepte d’échanger son billet de 20 euros contre de la mitraille, mais en vérifiant le compte, il manque 6 euros de monnaie. Il faut garder toute sa vigilance après 10 heures de vol !

Srath, archétype du Sri Lankais : souriant, affable et sympathique, nous emmène dans sa voiture Je monte devant, côté gauche puisque la conduite est à gauche au Sri Lanka. Lydie monte derrière, avec une de nos valises car il n’est pas possible de charger les 2 valises dans le coffre de la Hyundaï.


Nous avons environ une heure de route jusqu’à notre hôtel à Colombo. C’est l’occasion de découvrir la conduite sri lankaise. Pour faire simple, ça roule comme en Italie, c'est-à-dire au klaxon mais en beaucoup moins vite. Les limitations sont très strictes, 50 Km/h en ville pour les voitures, 40 pour les bus, les camions et les took-took (tricycles à moteur qui font office de taxi partout dans le pays). Sur autoroute les limitations sont portées à 70 Km/h pour les voitures, mais la définition d’autoroute est un peu différente dans ce pays, nous y reviendrons.

Un autre trait caractéristique de la circulation ici c’est la liberté d’utilisation des axes routiers. Plus précisément, il est fréquent, voire habituel de croiser ou de doubler des piétons bien sûr mais aussi des chiens, très nombreux partout au Sri Lanka et puis aussi des vaches ou des buffles en totale liberté bien que domestiqués. Tous ces usagers supplémentaires se retrouvent indifféremment en ville ou à la campagne. Nous avons également croisé d’autres espèces plus sauvages sur les routes de campagnes : quelques serpents ou iguanes terrestres, des paons très nombreux aux abords des rizières.

Sur la route qui mène à Colombo et dans la capitale elle-même, nous sommes impressionnés par la présence militaire et policière. Nous apercevons environ tous les 100 mètres un point de contrôle ou de surveillance. Au minimum il y a deux militaires ou deux policiers dont un armé d’un fusil d’assaut Kalashnikov ou d’un pistolet mitrailleur Uzi. La diversité des uniformes laisse penser qu’il y a également une garde nationale. Pour les check point, un système de barrières mobiles crée une chicane et impose un ralentissement. Tous les véhicules sans exceptions sont contrôlés avant d’entrer dans la capitale. En ce qui nous concerne, seul le chauffeur doit présenter ses papiers, le véhicule n’est pas fouillé ce qui n’est pas le cas des camions qui eux sont inspectés sur des check point spécifiques. Les récents évènements liés au terrorisme tamoul justifient ces précautions particulières. Pourtant, malgré cette présence renforcée partout dans le pays, il n’y a pas de tension particulière ni de sensation d’insécurité. La vie est normale, les gens sont nombreux dans les rues, les villes et les campagnes. Nous aurons l’occasion de le vérifier par nous même à Hambantota où nous nous sommes promenés dans le centre ville en toute quiétude. Certains endroits sont particulièrement protégés, c’est le cas des centrales de production électrique aux allures de camp militaire avec casemates, miradors et mitrailleuses lourdes en batterie. Les gardes y sont en tenue de combat, casque lourd gilet pare-balles armement et munitions en conséquence. En pleine ville c’est assez surprenant, après quelques jours on ne fait plus attention.


Nous arrivons à l’hôtel Continental qui se trouve dans le quartier de résidence du président de la république du Sri Lanka. Autant dire que la sécurité y est encore renforcée, sans être oppressante.

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