Arrivée à Colombo à 04h40 heure
locale. Le décalage avec la France est de 04h30. La température dans l’aérogare
semble avoisiner les 25°C. Les formalités de douanes prennent un peu de
temps ; à cette heure matinale il y a peu de fonctionnaires aux guichets.
Mon passeport ne passe pas au lecteur optique…petit moment de doute, après
plusieurs essais, le douanier décide de saisir les infos au clavier. Un bip
rassurant, je peux passer le contrôle. Nous récupérons nos bagages et
poursuivons vers la sortie où j’aperçois une pancarte « Mr
Vanlerberghe » tenue par notre chauffeur/guide. Les présentations sont
courtes, il s’appelle Srath (prononcé Sarat en faisant rouler le R). Notre
chariot de bagages est happé par un porteur de l’aéroport. C’est l’occasion
d’une première négociation car nous n’avons pas encore de monnaie locale et je
ne veux pas lâcher mes dollars trop facilement. Nous lâchons une pièce d’un
euro et s’est encore l’occasion de discussions car les pièces ne sont pas
négociables en banque. Lydie accepte d’échanger son billet de 20 euros contre
de la mitraille, mais en vérifiant le compte, il manque 6 euros de monnaie. Il
faut garder toute sa vigilance après 10 heures de vol !
Srath, archétype du Sri
Lankais : souriant, affable et sympathique, nous emmène dans sa voiture Je
monte devant, côté gauche puisque la conduite est à gauche au Sri Lanka. Lydie
monte derrière, avec une de nos valises car il n’est pas possible de charger
les 2 valises dans le coffre de la Hyundaï.
Nous avons environ une heure de
route jusqu’à notre hôtel à Colombo. C’est l’occasion de découvrir la conduite
sri lankaise. Pour faire simple, ça roule comme en Italie, c'est-à-dire au
klaxon mais en beaucoup moins vite. Les limitations sont très strictes, 50 Km/h
en ville pour les voitures, 40 pour les bus, les camions et les took-took
(tricycles à moteur qui font office de taxi partout dans le pays). Sur
autoroute les limitations sont portées à 70 Km/h pour les voitures, mais la
définition d’autoroute est un peu différente dans ce pays, nous y reviendrons.
Un autre trait caractéristique de
la circulation ici c’est la liberté d’utilisation des axes routiers. Plus
précisément, il est fréquent, voire habituel de croiser ou de doubler des
piétons bien sûr mais aussi des chiens, très nombreux partout au Sri Lanka et
puis aussi des vaches ou des buffles en totale liberté bien que domestiqués.
Tous ces usagers supplémentaires se retrouvent indifféremment en ville ou à la
campagne. Nous avons également croisé d’autres espèces plus sauvages sur les
routes de campagnes : quelques serpents ou iguanes terrestres, des paons
très nombreux aux abords des rizières.
Sur la route qui mène à Colombo et
dans la capitale elle-même, nous sommes impressionnés par la présence militaire
et policière. Nous apercevons environ tous les 100 mètres un point de contrôle
ou de surveillance. Au minimum il y a deux militaires ou deux policiers dont un
armé d’un fusil d’assaut Kalashnikov ou d’un pistolet mitrailleur Uzi. La
diversité des uniformes laisse penser qu’il y a également une garde nationale.
Pour les check point, un système de barrières mobiles crée une chicane et
impose un ralentissement. Tous les véhicules sans exceptions sont contrôlés
avant d’entrer dans la capitale. En ce qui nous concerne, seul le chauffeur
doit présenter ses papiers, le véhicule n’est pas fouillé ce qui n’est pas le
cas des camions qui eux sont inspectés sur des check point spécifiques. Les
récents évènements liés au terrorisme tamoul justifient ces précautions
particulières. Pourtant, malgré cette présence renforcée partout dans le pays,
il n’y a pas de tension particulière ni de sensation d’insécurité. La vie est
normale, les gens sont nombreux dans les rues, les villes et les campagnes.
Nous aurons l’occasion de le vérifier par nous même à Hambantota où nous nous
sommes promenés dans le centre ville en toute quiétude. Certains endroits sont
particulièrement protégés, c’est le cas des centrales de production électrique
aux allures de camp militaire avec casemates, miradors et mitrailleuses lourdes
en batterie. Les gardes y sont en tenue de combat, casque lourd gilet
pare-balles armement et munitions en conséquence. En pleine ville c’est assez
surprenant, après quelques jours on ne fait plus attention.
Nous arrivons à l’hôtel Continental
qui se trouve dans le quartier de résidence du président de la république du
Sri Lanka. Autant dire que la sécurité y est encore renforcée, sans être
oppressante.
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