23/03/2008 en route pour Hambantota

Srath nous rejoint au salon de l’hôtel avec une demi heure de retard. Nous prenons la route en direction de Galle par la côte. La circulation est très dense en ce dimanche matin, il fait environ 30°C ; Lydie est bien, moi j’apprécie la climatisation de la Hyundaï. Dès la sortie de Colombo la présence policière et militaire s’atténue. Mais chaque entrée de ville est matérialisée par les mêmes Check Point.

Nous passons par Kalatora, lieu de pèlerinage où se trouve le plus grand dôme bouddhiste du pays. Il est entouré de Koltamber arbres endémiques du Sri Lanka aux larges feuilles. Ces arbres se rencontrent un peu partout et permettent l’aménagement de zones d’ombre, particulièrement dans les parc et jardins des hôtels. En approchant de Galle, nous voyons de plus en plus les stigmates du tsunami de 2004.

De nombreuses maisons dévastées et laissées à l’abandon. Srath nous explique que les propriétaires n’ont toujours été indemnisés par le gouvernement. Dans les mêmes zones nous apercevons énormément de constructions en cours. C’est le paradoxe ici où la présence des ONG et autres associations est omniprésente et très active. Partout ce ne sont que panneaux annonçant les dons de tel ou tel pays ou de telle ou telle organisation. Dans tout le pays les chantiers foisonnent. Que se soit sur les routes, dans les villes ou dans les villages, les sri lankais sont au travail. Même en ce dimanche nous rencontrons de nombreux ouvriers, souvent des femmes d’ailleurs, qui participent à la réfection des routes et des nombreux ponts qui jalonnent l’autoroute A2 qui relie Colombo au sud est du pays.

 A l’entrée de Galle Srath nous montre l’endroit où le train reliant la capitale au sud du pays a été emporté par le tsunami. Bilan plus de 1500 morts !

Nous déjeunons au restaurant des ramparts (écrit de la sorte). Srath nous rejoint pour prendre le café car il reste encore la moitié du chemin pour atteindre Hambantota.

Après Galle les reconstructions sont encore plus nombreuses même si on aperçoit de temps en temps quelques tentes montées en bordure de plage. La police est discrète mais sa présence est dissuasive. Srath nous informe que les contrôles de vitesse sont fréquents. De fait nous évoluons entre 40 et 70 km/h maximum. Nous comprenons mieux qu’il faille cinq à six heures pour couvrir les 240 Kms qui séparent Colombo de Hambantota. Après avoir traversé Matara la route s’enfonce un peu dans les terres ; j’ai l’impression que l’on a quitté l’autoroute. L’état du revêtement semble le confirmer : il y a bien du bitume, mais de quand date-t-il ? Nous sommes assez secoués malgré la faible vitesse. Les bus privés eux n’ont pas ralenti l’allure. Ils klaxonnent comme des fous pour nous doubler, j’ai l’impression de rejouer « Duel » de Steven Spielberg !  Après quelques kms nous retrouvons la plage sur notre droite. Nous sommes toujours sur l’A2 mais avons sans doute changé de district d’où une différence de l’état de routes. Il y a toujours beaucoup de chiens le long de la route et parfois même couchés sur la chaussée. Des vaches aussi qui déambulent de manière nonchalante, insensibles à la circulation. La vitesse relativement faible des différents véhicules permet de les éviter presque à chaque fois.

 Arrivée à l’hôtel Oasis deux kms avant Hambantota. Le cadre est charmant, le jardin se poursuit vers la plage. Il est peuplé de pics bœufs, de quelques écureuils et de deux ou trois chiens errants. On y voit même un varan de 2 mètres de long qui s’enfonce dans un bosquet à notre approche. Ce soir dîner en terrasse (la température ne descendra pas en dessous de 25°C la nuit) et demain le grand jour….

 
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